Incapable de crier.
J'ouvre la bouche et aucun bruit ne sort.
Ni mot. Ni son. Ni rien.
Je ne ressens plus rien tellement je ressens tout.
Tout est trop fort, trop intense, trop douloureux. Tout me transperce.
J'ai le coeur qui débat, il veut sortir de moi. Peu importe comment.
J'ai froid et je tremble. Je suis une feuille qui doit tomber de son arbre.
Et pourtant je veux m'y rattacher. J'ai peur de ne pouvoir y revenir.
Peur de ne pas revoir le jour où les feuilles reprendront leur place sur leur arbre.
Je suis dénudée de toute forme de méchanceté.
J'en deviens la cible idéale. La cible facile à blesser.
On ne s'attend à rien de moi sauf d'être capable de pardonner.
J'ai tout vécu ce que les gens de mon âge n'ont - heureusement - pas encore vécu.
J'ai su pardonner à la vie.
Me voilà prisonnière d'une ruelle où on vient de lancer une bombe à retardement
Une minuterie stridente se fait entendre.
Elle me hante. M'empêche de dormir, de vivre, de sourire.
Je suis seule.
Ceux qui me protègaient sont là-haut.
Je fais quoi ici.
Will you catch this grenade for me.
mercredi 16 novembre 2011
jeudi 20 octobre 2011
dernières minutes
Un cris strident et aiguë résonne dans la nuit.
C'était une soirée comme les autres.
Tout les bruits ont cessés.
Personne ne réagissait.
Jamais auparavant on avait entendu de cris de ce genre, ni même de n'importe quel genre.
Le village était généralement tranquille du matin jusqu'au soir et ainsi de suite.
En ce soir d'Halloween, ce cris pouvait paraître normal.
Journée nationale du je-fais-peur-à-qui-je-veux-et-j'y-prend-goût.
Toutefois, ce cris avait eu un impact tout autre.
Il glaçait le sang. Donnait des frissons.
Jacob avait entrepris seul sa tournée de bonbons.
Avait entendu le cris.
Et aussi ressenti le mal.
Il n'avait pas d'ennemis.
Mais, ce soir là, il avait soit rencontrer un détraqué.
Soit son premier et dernier ennemi.
Le son sorti de sa bouche au moment presque exact où le couteau lui rentra dans le haut du dos.
Qui est-ce qui pouvait lui en vouloir assez pour n'avoir même pas les "couilles" de le poignarder en face.
Jacob vu défilé devant lui le film de sa vie.
Se demandant s'il avait au moins pu accomplir se pourquoi il avait été conçu.
Il a toujours voulu rendre ces parents fiers.
La seule consolation qu'il trouva ce soir là, c'est qu'il rejoindrait son père.
Et qu'il ne reverrait plus sa mère. Elle avait beaucoup changé depuis qu'elle était devenue veuve.
Mais il ne lui souhaitait pour autant pas le malheur supplémentaire de perdre son fils unique.
Ses pensées s'arrêtèrent à l'image des yeux de la belle Maddie.
Les battements de son coeur augmentèrent à la simple idée de ne plus croiser son regard.
Il senti un vide absolu se créer. Il tomba sur les genoux. Porta ces mains à son coeur.
Qui souffrait de par le coup de couteau mais, surtout parce qu'il sentait sa vie achever.
Ses mains devinrent rouge vif du sang que son coeur, que son corps laissait échapper.
Il s'était déjà imaginer mourir plusieurs fois.
Il en faisait des cauchemars chaque nuits.
Jamais il avait penser mourir avant même d'avoir pu dire à Maddie qu'il était éperdument amoureux d'elle.
Il réalisa qu'il avait manqué de courage.
Une larme coula lentement sur ces joues.
Et avant même que la larme atteigne ces lèvres, il s'écroula complètement face première sur l'asphalte.
Ressenti à peine la froideur du sol et son corps arrêta de combattre.
Arrêta de fonctionner.
Maddie l'aimait aussi.
Leur secret ne sera jamais dévoilé.
Sauf par les larmes qui auront coulé.
C'était une soirée comme les autres.
Tout les bruits ont cessés.
Personne ne réagissait.
Jamais auparavant on avait entendu de cris de ce genre, ni même de n'importe quel genre.
Le village était généralement tranquille du matin jusqu'au soir et ainsi de suite.
En ce soir d'Halloween, ce cris pouvait paraître normal.
Journée nationale du je-fais-peur-à-qui-je-veux-et-j'y-prend-goût.
Toutefois, ce cris avait eu un impact tout autre.
Il glaçait le sang. Donnait des frissons.
Jacob avait entrepris seul sa tournée de bonbons.
Avait entendu le cris.
Et aussi ressenti le mal.
Il n'avait pas d'ennemis.
Mais, ce soir là, il avait soit rencontrer un détraqué.
Soit son premier et dernier ennemi.
Le son sorti de sa bouche au moment presque exact où le couteau lui rentra dans le haut du dos.
Qui est-ce qui pouvait lui en vouloir assez pour n'avoir même pas les "couilles" de le poignarder en face.
Jacob vu défilé devant lui le film de sa vie.
Se demandant s'il avait au moins pu accomplir se pourquoi il avait été conçu.
Il a toujours voulu rendre ces parents fiers.
La seule consolation qu'il trouva ce soir là, c'est qu'il rejoindrait son père.
Et qu'il ne reverrait plus sa mère. Elle avait beaucoup changé depuis qu'elle était devenue veuve.
Mais il ne lui souhaitait pour autant pas le malheur supplémentaire de perdre son fils unique.
Ses pensées s'arrêtèrent à l'image des yeux de la belle Maddie.
Les battements de son coeur augmentèrent à la simple idée de ne plus croiser son regard.
Il senti un vide absolu se créer. Il tomba sur les genoux. Porta ces mains à son coeur.
Qui souffrait de par le coup de couteau mais, surtout parce qu'il sentait sa vie achever.
Ses mains devinrent rouge vif du sang que son coeur, que son corps laissait échapper.
Il s'était déjà imaginer mourir plusieurs fois.
Il en faisait des cauchemars chaque nuits.
Jamais il avait penser mourir avant même d'avoir pu dire à Maddie qu'il était éperdument amoureux d'elle.
Il réalisa qu'il avait manqué de courage.
Une larme coula lentement sur ces joues.
Et avant même que la larme atteigne ces lèvres, il s'écroula complètement face première sur l'asphalte.
Ressenti à peine la froideur du sol et son corps arrêta de combattre.
Arrêta de fonctionner.
Maddie l'aimait aussi.
Leur secret ne sera jamais dévoilé.
Sauf par les larmes qui auront coulé.
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